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08 Feb 2017 | Hang

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« Lueurs d’histoire », expliqué par Sandrine Cardon

« Lueurs d’histoire », expliqué par Sandrine Cardon

Par définition :

Clair-obscur : Dans un tableau, une gravure, un dessin, effet consistant à moduler la lumière sur un fond d’ombre, suggérant ainsi le relief et la profondeur. (Larousse)

Et la photographie dans tout ça ?

Écrire Avec La Lumière

Quand le terme clair-obscur est utilisé, il évoque souvent la peinture, Rembrandt et ses intérieurs chaleureux. Le côté mystérieux, l’ambiance chaleureuse qui s’en dégage, l’impression d’un secret suspendu et l’allusion à ces peintres que j’admire m’ont séduite. Depuis quelque temps, je souhaitais associer peinture et photographie, et c’est ainsi que le clair-obscur s’est immiscé dans ma photographie.

Quand nous allons au musée, nous sommes capables d’admirer des tableaux de portraits d’inconnus et d’en contempler le décor, les vêtements, la pose, l’attitude, l’éclairage, tout comme la technique et le travail qu’il a fallu pour obtenir ce rendu. En photographie, s’arrêter devant le portrait d’un inconnu semble plus problématique, surtout en photographie d’art. Pourquoi regarder un inconnu ?

Pour la même raison que nous le faisons devant une peinture !

Je souhaite trouver les ambiances qui plongent mes modèles dans leur propre univers. J’utilise le clair-obscur pour créer une atmosphère qui entoure le personnage principal. L’ambiance se développe à partir d’un univers qui lui correspond, lui ressemble, dans lequel il se sent bien. Ces photographies doivent avant tout raconter une histoire, celle que le modèle aura choisie. Souvent inspirée de conte et légende, mais pas seulement, elle permet à chacun de se (re)trouver et de s’imaginer héros de sa propre histoire photographique.

C’est dans cette logique des portraits d’autrefois accrochés dans le salon éclairés par la lueur d’un feu de cheminée, que s’inscrit ma démarche photographie des portraits en clair-obscur.

Quand certains y voient des photographies sombres, j’y vois de la lumière. C’est vraiment elle qui m’attire dans cette technique ; la façon dont une bougie éclaire un objet, les lueurs d’une lanterne sur un visage, les ombres qui dansent à travers un photophore. C’est dans l’obscurité que la lumière se révèle.

Séance photographique au ralenti dans une ambiance tamisée, le temps prend une nouvelle dimension et se perd un peu lui-même, c’est pourquoi ces séries clair-obscur se veulent sans époque, sans réel ancrage temporel. Hors du temps.

Et pour conforter cette sensation, j’imprime moi-même mes photographies sur bois, je les retouche à la peinture puis les vernis pour rappeler ce côté tableau qui m’a inspirée en premier lieu.

Cette technique est aussi, je l’espère plus écologique que l’impression classique des photographies, bien que beaucoup plus laborieuse. Elle répond à une volonté de proposer un objet artistique complet réalisé de toute part par mes soins dans l’espoir de vous transporter, l’espace d’un instant, hors du temps.

   

Merci à mes chers modèles

sans qui ces photographies n’auraient pas vu le jour.

Un très grand Merci particulièrement à celles qui se sont prêtées pleinement au jeu, m’accordant leur confiance et permettant la réalisation de séries originales dans des conditions optimum.

Merci à MS Ebenisterie pour leur soutien matériel.

Merci Maman, fournisseuse non officielle d’accessoires en tout genre.

Et merci à tous ceux qui me soutiennent au quotidien.

(Hastag:mainencoeur!)

 

Florence Le Bihan

mai 19th, 2018

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